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Le Père
TRIBOU va s'installer
à Clermont, occupant une partie du site actuel de l'établissement.
Il devient ainsi le fondateur de ce qui est aujourd'hui le Centre
Hospitalier Interdépartemental de Clermont.
La fille du Père Tribou, AIMEE DESIREE
TRIBOU va
épouser un jeune officier de santé, le docteur Gustave LABITTE qui
prendra la succession de son beau-père en 1827. On compte alors une
vingtaine de malades.
Gustave LABITTE va obtenir, dès 1831 les accords
administratifs nécessaires à l'accueil des aliénés du département de
l'Oise puis, plus tard, de la Seine et Oise et de la Seine et Marne.
Ces accords devancent ainsi la loi du 30 Juin 1838 dans son esprit de
participation au service public.
En 1833, le Docteur
Gustave LABITTE va acheter tout le
quartier des Finets, réalisant d'importants travaux d'aménagement. Le
nombre de malades s'élève à 124, répartis en différentes sections :
agités fous furieux, incurables, tranquilles, gâteux, épileptiques et
convalescents.
Auguste-Delphe
LABITTE, fils de Gustave
LABITTE, prend
la direction de l'asile en 1842. On recense alors 735 aliénés, sur une
superficie de 7 hectares. A partir de 1847, l'acquisition de
terrains sur les communes de Fitz-James et Villers permettra la prochaine
installation de colonies agricoles et l'accueil d'un nombre grandissant de
malades. L'Asile s'étendra bientôt sur une superficie de 450 hectares.
En 1851, avec trois de ses
frères, qui s'occupent de la colonie agricole Auguste-Delphe
LABITTE fonde la société LABITTE FRERES afin "d'exploiter" ce
qui est désormais la Maison d'Aliénés de Clermont.
Le
savoir-faire professionnel
des malades est "judicieusement" utilisé. L'établissement
connaît une longue période de prospérité jusqu'aux environs de
1880.
L'Asile
Public Interdépartemental
En 1884, les frères
LABITTE vendent l'Asile au département de l'Oise qui n'entrera en fait en
jouissance qu'en 1887 signant, avec les départements de la Seine et Oise
et de la Seine et Marne, une nouvelle convention...
L'établissement devait,
désormais, être géré par les trois Conseils Généraux. L'ASILE PUBLIC
INTERDÉPARTEMENTAL était né.
En 1887, le domaine paraît mal en point. On compte
alors 1391 malades et 200 employés, tous laïcs. De plus en plus, l'Asile
doit faire face au surpeuplement. De surcroît, bâtiments et matériels
sont en mauvais état; quant à l'exploitation agricole, elle est en
déficit. La convention sera reconduite à plusieurs reprises jusqu'en
1934.
A cette époque, le coefficient d'occupation atteint 170%.
Dans la pratique, les
difficultés rencontrées quant à la répartition des charges budgétaires,
vont engendrer un tout
nouveau type d'accord interdépartemental prévu pour 30 ans et instaurer
ainsi l'Institution Interdépartementale... Ce nouvel accord a pour but de répartir plus équitablement les grosses dépenses.
Entre 1934 et 1940, la
population passe de 2802 à 4444 malades En 1937, par décision
ministérielle, la Maison de Santé va devenir L'HÔPITAL PSYCHIATRIQUE
INTERDÉPARTEMENTAL.
En 1945, la seconde
guerre mondiale aura ramené le nombre de malades à 2335 et le vaste plan
de construction prévu par l'Institution Interdépartementale, n'aura pas
abouti. En 1956, le nombre de malades hospitalisés remonte à 3892.
Un effort considérable va être entrepris quant à la réfection et la
construction de bâtiments.
Progressivement, à partir des années 60, l'évolution
de la Carte Sanitaire et les orientations en matière de Psychiatrie ont
ramené le nombre de lits et places à 1757 dont 1051 en
hospitalisation complète.
Spécialisé dans la lutte contre les maladies
mentales, le Centre Hospitalier Interdépartemental (C.H.I.)
a acquis la personnalité morale par un décret en Conseil d'Etat
du 19 Octobre 1971. Les attendus de ce texte, stipulent que l'avis
des Conseils Généraux ont été requis en ce qui concerne les départements
de l'Essonne, des Hauts de Seine, de la Seine et Marne, de la Seine Saint
Denis, du Val de Marne, des Yvelines et, bien évidemment de l'Oise,
confirmant ainsi le caractère interdépartemental du C.H.I.
Actuellement, ce décret régit encore l'Etablissement
malgré l'application de textes organisant la sectorisation psychiatrique
et de ceux, de 1991, réformant l'organisation hospitalière.
Des conventions ont été également conclues avec le
Département des Hauts de Seine et concernent deux secteurs :
Courbevoie et Neuilly sur Seine.
Implanté sur les sites de Clermont
et Fitz-James, le C.H.I., du fait de son histoire,
comme la plupart des C.H.S., possède un patrimoine immobilier conséquent.
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